Un homme a été abattu par un militaire de l’opération « Sentinelle » après avoir tenté de saisir l'arme d'un soldat à l'aéroport d'Orly, dans le Val-de-Marne. Le parquet antiterroriste a été saisi de l’affaire dû à une course-poursuite avec les forces de l’ordre qui a commencé dans le Val-d’Oise très tôt le matin.

L’assaillant, Ziyed Ben Belgacem âgé de 39 ans, a été tué par balles après avoir tenté de prendre de force un fusil d'assaut d'un militaire. D’après les autorités, le trentenaire avait l’intention de tirer sur les gens présents à l'aéroport au moment des faits. Il aurait braqué un pistolet à la tête du militaire lors de l'attaque en l’utilisant comme un bouclier. Deux autres patrouilleurs ont ouvert le feu pour le protéger. Les informations reçues ont permis de savoir que Ben Belgacem a été arrêté à l’aube par la police pour avoir conduit trop vite.

Le bureau d'information de la police nationale indique que lorsque l’assaillant a sorti ses papiers d’identité pour pouvoir les montrer, mais a soudainement sorti un pistolet et a tiré sur les trois officiers, en blessant l'un d'entre eux. L'homme qui serait sous l’emprise d’alcool, de cocaïne et de cannabis a fui sa voiture et en a volé une autre. Cette dernière a ensuite été retrouvée à l'aéroport d'Orly. Selon le procureur a dit qu'un coran a été retrouvé sur le corps de l'attaquant. Des témoins disent que le suspect a hurlé en disant qu'il voulait mourir au nom d'Allah et que « quoi qu'il arrive, il y aura des morts ». Il a également transporté un bidon d'essence qu'il a ensuite éparpillé sur le sol.

C’est en passant devant le radar que les autorités ont commencé à soupçonner l'extrémisme islamique. Il a été accusé de suspicion de radicalisme lors d'un épisode précédent en prison, mais n'a pas été inscrit sur la base de données du gouvernement concernant les suspects terroristes. La maison du suspect a été fouillée en novembre 2015 au lendemain des attentats-suicides qui ont fait 130 morts à Paris. Ces recherches ciblaient des personnes soupçonnées d'appartenance à des groupes radicaux. Belgacem était connu par le service de police pour des infractions de vol et de drogue et avait neuf infractions à son actif sur son casier judiciaire.

François Hollande a déclaré que l’enquête permettra de déterminer si l'attaquant de l'aéroport d'Orly avait un complot terroriste derrière lui. Cette attaque montre que la politique de la France d'avoir des patrouilles militaires gardant des sites publics «est essentielle», et que la nation «doit rester extrêmement vigilante», a-t-il ajouté.

Source: www.kwch.com